mercredi 25 novembre 2009

Préambule

Ce blog a Francine Van Hove pour sujet principal.
- Il vient en complément du site que le galeriste du peintre, Alain Blondel, lui a déjà consacré à l'adresse suivante :
http://www.francinevanhove.com
- Pour réagir par un commentaire à un des billets, cliquer sur le titre (en orange) de ce billet.
- Dans le cas de difficultés de communication via ce blog, passer par l'adresse suivante :
swaenfr@hotmail.fr
- Enfin, comme une majorité de blogs, celui-ci se présente en ordre chronologique inverse. Pour lire tout ce qui a déjà été écrit, il faut donc remonter le temps en cliquant sur "Messages plus anciens" en bas de page à droite et répéter la manoeuvre jusqu'à aboutir à "Page d'accueil".

114) Lire au lit

Van Hove exécute, en ce moment, une série de tableaux sur le thème “Lire au lit”. Comme seul décor, un fond blanc : blanc comme un drap de lit ou comme une toile encollée encore vierge. Sa maîtrise du dessin de la figure humaine, caractéristique de sa peinture, s’y exprime avec une force et une douceur particulières.
Exemple :Autre exemple :Dans ce deuxième tableau, le livre représenté à droite a pour titre Enseignement collectif du dessin par démonstrations orales et graphiques. Guide de la nouvelle méthode de Frédéric Gillet, Professeur à l’école municipale de la Ville de Genève. Publié en MDCCCLXIX (1869) à Paris. Livre choisi non pour son contenu, mais seulement pour sa taille, ses proportions et la couleur de son papier.
J'y jette quand même un coup d’oeil, et je lis, page 33 :

Du paysage
Le dessin de paysage, malgré la diversité infinie de ses lignes et de ses effets de clair-obscur, présente de moins grandes difficultés que celui de la figure, en ce qu’il laisse à l’artiste une somme relativement plus grande de liberté. Le type humain est un admirable résumé de l’universalité des êtres créés auxquels il est supérieur, parce qu’entre tous aucun ne réalise comme lui les conditions de l’ordre, de la proportion et de l’harmonie, élevées à la hauteur de la vie animale, de la vie intelligente. C’est pourquoi, même sans parler des difficultés que présente le rendu expressif de la vie, le dessin de la figure humaine est de tous les genres de dessin le plus difficile.

Je relis à haute voix et je demande au peintre si elle est d’accord.
- Bien sûr.
1869 : la révolution de la photographie est en cours et celle du mouvement impressionniste est sur le point de se déclencher et d'aggraver encore la situation de la peinture figurative dont les jours vont sembler comptés à un nombre croissant d'artistes et de critiques.
L’impressionnisme ? Voyons ce qu’en dit Paul Valéry dans son son admirable livre Degas Danse Dessin, chapitre Réflexions sur le paysage et bien d’autres choses :

Puis l’impression l’emporte : Matière ou Lumière dominent.
On observe alors que le domaine de la peinture est envahi en quelques années par les images d’un monde sans hommes. La mer, la forêt, les campagnes à l’état désert satisfont la plupart des yeux. Il s’ensuit quantité de conséquences remarquables.
L’arbre et les terrains nous étant beaucoup moins familiers que les animaux, l’arbitraire augmente dans l’art, les simplifications, même grossières, se font habituelles. Nous serions choqués si l’on figurait une jambe ou un bras comme l’on fait une branche. Nous distinguons fort mal entre le possible et l’impossible en fait de formes minérales ou végétales. Le paysage donne donc de grandes
facilités. Tout le monde se mit à peindre.

Remarque conclusive : aujourd’hui, 70 ans après la publication de Degas Danse Dessin, plus personne ne s’étonne qu’une jambe ou un bras soit figuré "comme l’on fait une branche"; on s’étonnerait plutôt que des peintres continuent de dessiner comme avant.

jeudi 29 octobre 2009

113) Boucle d'Art

Ca y est : Boucle d’Art est opérationnelle en ce qui concerne les reproductions de certaines oeuvres de Francine Van Hove. La fidélité est garantie par l’artiste, la qualité est superbe : reproduction sur toile fine montée sur châssis, encadrement (conseillé) en boîte américaine chêne.La première oeuvre reproduite est “Château-Landon”.
Exclusivité Boucle d’Art.
Les reproductions sont faites sur mesure. Le haut niveau de définition du cliché num permet toutes les échelles de 0,13 à 3 mètres de longueur
Coordonnées de Boucle d’Art :
44 Passage Choiseul
75002 Paris
Métro : Pyramides ou Quatre-Septembre
01 42 96 25 89
Mail : info&boucledart.fr

Here we are : high quality reproductions of Francine Van Hove's paintings are now available on stretched canvas at
Boucle d'Art.
The fidelity in color and shading is controlled by the artist.
Reproductions are made-to-measure and can go from 0.13 to 3 meters in length.

mardi 27 octobre 2009

112) It has been ages

It has been ages since my last message. The reason of my silence is that I have made several decisions about my blog and those decisions turned out to be pretty difficult to implement. One of them being to write in English first rather than in French.
In the meantime, Van Hove has continued working at her natural rhythm, which means : drawing and painting during the day, doing fabric design in the evening. Everyday, even on Sundays.
Nature followed a parallel and colourful course and the Virginia creeper got gorgeous on the front of her little house in Château-Landon. Here is one of the numerous photos she took of it.

De l’eau a coulé sous les ponts depuis mon dernier message. La raison de mon silence est que j’ai pris plusieurs décisions concernant mon blog et que celles-ci se sont révélées assez difficiles à mettre en oeuvre. Une de ces décisions étant que je dois écrire en anglais d’abord plutôt qu’en français. Dans l’intervalle, Van Hove a continué à travailler à son rythme naturel, c’est-à-dire : dessin et peinture le jour, et dessin pour tissus le soir. Tous les jours, même le dimanche.
La nature a suivi son cours en parallèle et la vigne vierge sur le devant de sa petite maison à Château-Landon est magnifique de couleurs. Voici une des nombreuses photos qu’elle en a pris.

mardi 1 septembre 2009

111) La rentrée

Van Hove vient de rentrer après six semaines passées dans son Château-Landon.
Comme chaque année, elle a profité de la belle saison et de l’isolement que lui procure sa prairie-verger pour peindre dehors : herbes, fleurs et fruits. Ce qu’elle appelle “faire de l’herbe”.

Elle a aussi "reçu" : parents et ami(e)s,
dont deux de ses modèles :
la belle Rivka et sa petite famille,
et Pretty Business Woman Céline,
que Van Hove a utilisée pour répondre à la question technique suivante : quand on s’étend dans l’herbe, les lignes de l’herbe viennent-elles interférer avec les lignes du corps ? Réponse : pratiquement pas.
Tous les visiteursont eu droit à des tartes aux prunes maison.

Il y a eu des journées vraiment splendides.

mercredi 1 juillet 2009

110) Jean-Charles

J'ai demandé à Van Hove ce qu'elle pensait de la réponse de Jean-Charles à Sejan :
Jean-Charles a raison de dire qu'"elle pourrait très bien réaliser un tableau en couleur qui ne serait qu'une esquisse de ce qu'elle imagine", SAUF que, comme il l'ajoute lui-même juste après, "ce n'est pas sa démarche", et que, dans la mesure où ce n'est effectivement pas sa démarche ... elle ne le pourrait pas.
Il lui est arrivé de faire des esquisses à l'huile, tout au début de sa carrière : des paysages, des natures mortes, des portraits. C'était la mode, il fallait "torcher" comme on disait alors aux Bozarts et même à Claude B (voir message 15), être spontané, y aller d'un coup, laisser parler ses tripes, et conclure dans la séance.
Exemple de portraits exécutés à l'époque :

Mais cette idéologie du jaillissement et de la vitesse a failli la dégoûter de peindre. Elle a d'ailleurs arrêté l'huile pendant cinq ans.

lundi 22 juin 2009

109) Sejan

Le message de Sejan sur le caractère supérieurement magique du dessin par rapport à la peinture strictement figurative m'a plongé dans un abîme de réflexions dont je vais prendre mon temps pour remonter, sachant que d'autres admirateurs de l'art de Van Hove partagent son opinion et que le sujet mérite certainement d'être creusé.
En attendant, voici le genre de dessin que Sejan avait sans doute en tête en écrivant son message :