dimanche 28 septembre 2008

77) L'expo de Château-Landon

L'exposition Van Hove à Château-Landon s'ouvrait sur un portrait d'homme et un panneau disant
"Cette exposition est dédiée à mon père qui m'a communiqué son amour pour Château-Landon et m'a donné envie d'y vivre".
Beaucoup de visiteurs.
Jusqu'alors un peintre mondialement connu par un petit nombre, Van Hove est maintenant localement connue par un grand nombre.

samedi 13 septembre 2008

76) Flyer

Les préparatifs de l’exposition de peintures et dessins de Van Hove à Château-Landon vont bon train. Un "flyer" –pour reprendre le terme utilisé par les organisateurs locaux- a été tiré. Le voici :La jeune femme du tableau a l’air de rêver d’une crypte, qui n’est pas une crypte à proprement parler, mais une cave, ancienne propriété d’un certain Evrard de Barres, Troisième Grand Maître Templier. A visiter.
Difficile d’imaginer l’importance de Château-Landon à l’époque de toutes ses constructions médiévales.
Difficile déjà, aujourd'hui, d’imaginer le Château-Landon des années 1940-1960 particulièrement cher au cœur de Van Hove, avec ses encore libres étendues champêtres juste après la maison de ses grands-parents paternels rue de Montargis.
Pour en revenir au tableau de notre flyer : il est de 2004, personnage peint en atelier à Paris, et décor peint l’été à Château-Landon. Titre : « Château-Landon ».

vendredi 15 août 2008

75) Un bord de rivière

Dans la nuit du 6 août au 7 : tempête sur Château-Landon et sa région. Le jour se lève sur un spectacle de désolation ; dans les bois, les arbres couchés et/ou brisés sont innombrables ; les bords de rivières plantés de gros et ex-magnifiques saules et peupliers blancs sont dévastés.
Le tableau vedette dans l’expo Castel-Landonnaise de Van Hove sera un bord de rivière justement, datant de 1989-1990, fait à l'endroit dont je viens de donner une photo : Une anecdote à propos de ce tableau.
En juillet 1989, quand Van Hove le commence, la pluie ayant été abondante les mois précédents, les deux cours d’eau sont pleins. En plus, il fait beau, la toile avance bien, et peut être terminée quant à sa partie gauche.
Il en va tout autrement l’année suivante qui a été marquée par une exceptionnelle sécheresse au printemps. Lorsque Van Hove revient au même endroit et y replante son chevalet pour achever le travail, il n’y a plus du tout d’eau à gauche : seulement un large fossé boueux. Quelle surprise alors pour les gens qui passent et s’émerveillent tout haut devant l’imagination de l'artiste capable de peindre la nature non comme elle est, mais comment elle devrait être ! Ou qui se disent : "Quelle menteuse !"

vendredi 8 août 2008

74) Avec mention de dessin

On ne disait pas de Mamé qu'elle était l'artiste de la famille, ce qui était pourtant le cas, mais on (les parents de Francine) se plaisait à répéter qu' "elle était bonne en dessin", comme l'attestait d'ailleurs ce vieux certificat soigneusement conservé sous enveloppe et que j'ai retrouvé dans les archives familiales :Et, pendant l'année scolaire, on lui envoyait tous les "plus beaux" dessins de Francine.
Les compliments et les encouragements à continuer que celle-ci en recevait en retour ont été décisifs pour son avenir.

mercredi 6 août 2008

73) Les grandes vacances

FVH a toujours été très bonne élève. Mais elle a toujours préféré les vacances, à commencer par ces vacances que sont, à l’école même, les récréations, où elle pouvait donner libre cours à une énergie physique dont elle a aujourd’hui l’impression rétrospective qu’elle était inépuisable.
Château-Landon, c'était les meilleures vacances, les plus grandes, trois mois, les vraies de vrai, le seul moment où l'on pouvait vraiment respirer, à une époque où on ne partait jamais en week-end, du moins les gens du niveau socio-économique des Boulitreau.
Et puis, à Château-Landon, il y avait Papé et Mamé, ses grands-parents paternels, des gens aimants,étroitement unis et très famille en même temps.Papé (Georges Boulitreau)a été Monsieur le Maire à Château-Landon.
Mamé, j’en reparlerai la prochaine fois.

jeudi 31 juillet 2008

72) ADN

Je continue à m’occuper de l’expo Van Hove à Château-Landon. Ce qui veut dire deux choses. D’une part, discuter avec les responsables locaux des conditions matérielles de réalisation qui ne sont pas idéales. D’autre part, réfléchir au meilleur moyen d'exprimer l'attachement de Van Hove pour "son" village.
Ce second aspect de la question, le plus intéressant pour moi, m’amène non seulement à discuter avec l’intéressée, mais également à fouiner dans des boîtes de photos familiales et des cartons à dessin.
Ce matin, je suis tombé sur ce gribouillis :Ce qui frappe dans les dessins de Van Hove, même les plus jetés, c’est combien ils sont personnels dans leur extrême classicisme.
Aucun doute, c’est du Van Hove.
C’est sa patte.
Qu’est-ce qui constitue cette évidence artistique ? Qu’est-ce qui fait que telle œuvre est de tel(le) auteur(e) à l'évidence, ne peut être que de lui ou d'elle, et s'impose comme une signature en elle-même ?
Il y a quelques années, on parlait de style en affirmant que « le style, c’est l’homme ». Il y a quelques semaines, dans un DVD tourné pour l’exposition de Saul Steinberg à la Fondation H. Cartier Bresson à Montparnasse, j’ai entendu Philippe Geluck expliquer que n’importe quel dessin de Steinberg est comme une sorte d’empreinte génétique type ADN de son auteur, ne laissant aucun doute sur l’identité de celui-ci. Style, patte, ADN : même idée, même mystère.
Revenons aux photos familiales, et plus précisément à celle-ci, datant de 1952, sur laquelle les parents, pour faire le compte, ont collé une photomaton de leur petit dernier, Bernard, né cinq ans plus tard.
Ils ont été sept garçons et filles chez Pierre et Yvonne Boulitreau, qui ont tous passé leurs vacances à Château-Landon. Qu'est-ce qui fait que Francine –3e à partir de la droite- est le seul enfant à y être revenue régulièrement à l’âge adulte et à s’y être finalement installée ?

mercredi 30 juillet 2008

70) Choupette

Remarques d'une fidèle lectrice (Chipou) sur la petite Francine : incroyable qu’elle ait été si blonde! Incroyable aussi sa coiffure!Réponse : cela arrive, des enfants blonds comme les blés jusqu'à trois-quatre ans et qui foncent ensuite progressivement, au grand désespoir des mères en général. F n’a pas été le seul cas dans sa famille.
Sa coiffure ? Très à la mode (enfantine) dans les années 40, cette boucle épinglée au sommet du crâne s’appelait une choupette.