jeudi 2 octobre 2008

Une autre photo très intéressante, ou plutôt deux, qui se trouvaient associées dans la présentation :Photo du haut :
L’arrière de la maison que mes arrière-grands-parents Farnault se sont fait construire, rue de Montargis, en 1913.
Sur le perron : Papé, en militaire, et Mamé.
Mon grand-père est en permission et porte la barbe du Poilu ; c’est en effet la guerre 1914-18, dont il reviendra sauf mais gravement blessé et gazé.


En bas :
La maison aujourd'hui, un siècle plus tard à cinq ans près.
C’est cette maison que j’habite depuis maintenant six ans après avoir eu l’occasion inespérée de la racheter en l’an 2000.
Un moment « sortie de la famille » et victime de graves déprédations dans l’intervalle, la maison a dû être complètement restaurée. Le petit atelier de cordonnier à droite, qui avait brûlé, a été remplacé par un plus grand atelier de peintre. La restauration a pu se faire presque à l’identique grâce à l’habileté d’artisans locaux.
Pour en terminer avec les photos de famille, ces deux dernières :

C’est à Château-Landon, berceau de leurs deux familles, que mes parents se sont rencontrés pendant des vacances d’été.
C’est aussi là qu’ils se sont mariés en 1934 et qu’ils nous ont emmenés régulièrement en vacances durant toute notre enfance.

(La petite Francine est encore blonde à l'époque.)

Les enfants Boulitreau en vacances à Château-Landon en 1952.
Avec nos parents, nos grands-parents des deux côtés (Boulitreau et Ragot), et notre arrière-grand-mère Farnault, nous vivions tous rue de Montargis (devenue Charles de Gaulle), dans trois maisons à quelques pas les unes des autres.

(Francine 4e en partant de la gauche.)

dimanche 28 septembre 2008

77) L'expo de Château-Landon

L'exposition Van Hove à Château-Landon s'ouvrait sur un portrait d'homme et un panneau disant
"Cette exposition est dédiée à mon père qui m'a communiqué son amour pour Château-Landon et m'a donné envie d'y vivre".
Beaucoup de visiteurs.
Jusqu'alors un peintre mondialement connu par un petit nombre, Van Hove est maintenant localement connue par un grand nombre.

samedi 13 septembre 2008

76) Flyer

Les préparatifs de l’exposition de peintures et dessins de Van Hove à Château-Landon vont bon train. Un "flyer" –pour reprendre le terme utilisé par les organisateurs locaux- a été tiré. Le voici :La jeune femme du tableau a l’air de rêver d’une crypte, qui n’est pas une crypte à proprement parler, mais une cave, ancienne propriété d’un certain Evrard de Barres, Troisième Grand Maître Templier. A visiter.
Difficile d’imaginer l’importance de Château-Landon à l’époque de toutes ses constructions médiévales.
Difficile déjà, aujourd'hui, d’imaginer le Château-Landon des années 1940-1960 particulièrement cher au cœur de Van Hove, avec ses encore libres étendues champêtres juste après la maison de ses grands-parents paternels rue de Montargis.
Pour en revenir au tableau de notre flyer : il est de 2004, personnage peint en atelier à Paris, et décor peint l’été à Château-Landon. Titre : « Château-Landon ».

vendredi 15 août 2008

75) Un bord de rivière

Dans la nuit du 6 août au 7 : tempête sur Château-Landon et sa région. Le jour se lève sur un spectacle de désolation ; dans les bois, les arbres couchés et/ou brisés sont innombrables ; les bords de rivières plantés de gros et ex-magnifiques saules et peupliers blancs sont dévastés.
Le tableau vedette dans l’expo Castel-Landonnaise de Van Hove sera un bord de rivière justement, datant de 1989-1990, fait à l'endroit dont je viens de donner une photo : Une anecdote à propos de ce tableau.
En juillet 1989, quand Van Hove le commence, la pluie ayant été abondante les mois précédents, les deux cours d’eau sont pleins. En plus, il fait beau, la toile avance bien, et peut être terminée quant à sa partie gauche.
Il en va tout autrement l’année suivante qui a été marquée par une exceptionnelle sécheresse au printemps. Lorsque Van Hove revient au même endroit et y replante son chevalet pour achever le travail, il n’y a plus du tout d’eau à gauche : seulement un large fossé boueux. Quelle surprise alors pour les gens qui passent et s’émerveillent tout haut devant l’imagination de l'artiste capable de peindre la nature non comme elle est, mais comment elle devrait être ! Ou qui se disent : "Quelle menteuse !"

vendredi 8 août 2008

74) Avec mention de dessin

On ne disait pas de Mamé qu'elle était l'artiste de la famille, ce qui était pourtant le cas, mais on (les parents de Francine) se plaisait à répéter qu' "elle était bonne en dessin", comme l'attestait d'ailleurs ce vieux certificat soigneusement conservé sous enveloppe et que j'ai retrouvé dans les archives familiales :Et, pendant l'année scolaire, on lui envoyait tous les "plus beaux" dessins de Francine.
Les compliments et les encouragements à continuer que celle-ci en recevait en retour ont été décisifs pour son avenir.

mercredi 6 août 2008

73) Les grandes vacances

FVH a toujours été très bonne élève. Mais elle a toujours préféré les vacances, à commencer par ces vacances que sont, à l’école même, les récréations, où elle pouvait donner libre cours à une énergie physique dont elle a aujourd’hui l’impression rétrospective qu’elle était inépuisable.
Château-Landon, c'était les meilleures vacances, les plus grandes, trois mois, les vraies de vrai, le seul moment où l'on pouvait vraiment respirer, à une époque où on ne partait jamais en week-end, du moins les gens du niveau socio-économique des Boulitreau.
Et puis, à Château-Landon, il y avait Papé et Mamé, ses grands-parents paternels, des gens aimants,étroitement unis et très famille en même temps.Papé (Georges Boulitreau)a été Monsieur le Maire à Château-Landon.
Mamé, j’en reparlerai la prochaine fois.